Prémices, Paris 9

Vendredi, fin de semaine, on souffle enfin…la meilleure façon de démarrer le week-end, c’est certainement un petit restaurant avec de bons amis qui savent apprécier la bonne chère et les bons vins !  Rendez-vous au 24 rue Rodier, 9ème, dans un tout nouveau restaurant nommé Prémices. Chic, je ne le connais pas celui-là ! J’adore découvrir de nouvelles adresses, surtout lorsqu’elles ne font pas encore les choux gras de tous les magazines que compulsent les parisiens.  Nous poussons la porte du restaurant sur un décor classico-chic avec, néanmoins, une pointe de modernisme donnée par l’enfilade de suspensions de formes dissonantes et un tableau hispanisant.


La carte est courte : quatre entrées et cinq plats composés de produits de saison et nobles comme le foie-gras, le homard ou la truffe ; une bonne assurance que tout est frais et transformé sur place. Amuse-bouche, belle cave (sur ce sujet, je me fie aux onomatopées des fins connaisseurs qui m’entourent), nappes et serviettes en tissu, assiettes en porcelaine signées, service soigné et précis, le ton est donné : nous sommes bien dans un restaurant gastronomique. Pourtant, ni Pigalle, ni la place Saint-Georges toute proche n’auraient laissé croire à la présence d’un tel restaurant dans le quartier.
De l’entrée au dessert, tout est absolument divin et sans aucune fausse note.
 
Saint-Jacques, topinambours, endives et truffes : les Saint-Jacques sont parfaitement snackées, à peine translucides et la pointe d’acidité de l’assaisonnement des endives relève à merveille l’ensemble. Le puissance de la truffe n’est peut-être pas assez forte à mon goût.



Cabillaud rôti, langoustines et risotto : les pétales de poisson se défont à la fourchette, le risotto rose nacré brille et garde un léger croquant sans s’appesantir sur le crémeux.

Poire pochée, crème légère aux marrons, meringue : la poire est moelleuse, la crème légère et je me régale encore du souvenir des petits grains de châtaigne qui s’écrasent sur le palais.
Bien que les associations de produits soient finalement assez traditionnelles, elles sont parfaitement réussies. Le chef fait la démonstration d’une grande maîtrise des techniques de cuisson et des assaisonnements.
Le coup de feu est passé ; le chef, Alexandre Weill, nous fait l’honneur d’une apparition dans la salle. Je suis bluffée d’apprendre qu’il est un jeune nouveau dans le métier après une carrière dans la finance. Chapeau bas, M. Weill, vous avez pris la bonne décision de venir gâter nos papilles. Le nom de votre restaurant est bien trouvé car un menu (entrée, plat et dessert) à 48€ de cette qualité là, on en redemande !
 
Amuse-bouche
Mignardises
 

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